Les différents genres de manga (vocabulaire/culture)

Le Shonen:

Le Shonen manga désigne une dessinée destinée principalement aux garçons. Arts Martaux, combat, action et sport sont les fers de lance de ce genre prévu et lu à l'origine par les jeunes adolescents. Parmis les plus connus, citon "Dragon Ball", "One Piece" ou "Hunter X Hunter".


Le Manwha:

C'est le terme que l'on utilise pour les bandes dessinées coréennes équivalant aux manga japonais. S'il ne diffère pas véritablement du style graphique de son voisin nippon, le manwha se caractérise par quelques particularités au niveau du scénario, culture oblige, et par un sens de lectur à l'occidentale, de la gauche vers la droite.


Le Shojo:

Il est destiné principalement à un publique féminin. Apparu à la fin des années 1970, il met en avant des histoires romantiques et souvant mélodramatiques. Le Shojo manga se caractérise graphiquement par par les yeux étonnament grands des personnage, ume manière de transmettre sentiment et émotion.


Le Seinen:

Destiné à un publique adulte, le seinen manga présente généralement des héros à la personnalitée complexe et torturée. Les thèmes de prédilection abordés, comme la violence teintée parfois d'd'héroisme, se déclinent dans le genres aussi variés que les histoires de samouraïs, la science-fiction, le sport ou la guerre des gangs.

Plus d'infos: >ici<
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# Posté le jeudi 21 juillet 2005 07:44

Modifié le mercredi 15 février 2006 18:32

Le Ijinme (Japon/société)

Le Ijinme (Japon/société)
Vous pouvez voir dans certains mangas, tel que GTO, certains élèves se faire agresser régulièrement... Ce genre de pratique est courante au Japon mais ne se limite pas aux élèves. Le Ijime touche aussi les adultes. Ce phénomène va, malheureusement, jusqu'au suicide de la personne persécutée.


Le ijime à l'école

Au Japon, le ijime sévit partout. La persécution commence à l'école et se poursuit jusque dans le monde du travail. Une fois adulte, l'employé nippon demeure une cible potentielle de brimades. Dans son best-seller Japon, Société camisole de force (1994), MIYAMOTO Masao, médecin spécialisé en psychiatrie ayant passé 10 ans aux Etats-Unis, déverse son trop plein de stupeur et de déception après son expérience de fonctionnaire au Ministère de la Santé japonais. Il s'insurge notamment contre des pratiques qu'il juge inefficaces, absurdes, voire dangereuses, parmi lesquelles le ijime. C'est ainsi qu'il dénonce le fait que "pour être admis comme membre du "village" [le village désignant un groupe quelconque, NDLR], il faut passer par l'épreuve du ijime." Le "bizutage" est ainsi justifié par un de ses collègues de travail : "C'est toujours comme ça, quand on arrive dans un environnement nouveau, il faut qu'on passe par le baptême du ijime". L'environnement nouveau, c'est tout et n'importe quoi. Le ijime peut débuter au berceau, par l'intermédaire de la mère : les débuts dans le parc, ou koen debut, sont un parcours quasi-initiatique pour toute nouvelle mère qui veut se faire accepter dans le jardin public où elle souhaite emmener ses enfants. Si la mère est brimée, son enfant risque de l'être également. Il y a quelques années, une jeune maman maltraitée par un groupe de mères, a assassiné la fillette de l'une d'entre elles. Que laissent dès lors présager les persécutions dans le cadre scolaire, environnement enfantin particulièrement structuré et coercitif ?

Le ijime à l'école, vaste sujet dont on sait peu de choses puisque la majorité des brimés se tait. On parle du ijime quand la victime se suicide, et, même alors, cette pratique n'est pas toujours prise au sérieux. Pourtant, les brimades peuvent rapidement prendre la forme de sévices, de tortures, physiques ou mentales. Etienne BARRAL, journaliste à l'hebdomadaire japonais Aera, résidant au Japon depuis 1986, se penche, dans son ouvrage Otaku, Les enfants du virtuel (1999) sur le ijime. Il donne des exemples de brimades aux conséquences dramatiques.
Le premier adolescent mentionné, désigné par la lettre "A.", collégien racketté et roué de coups plusieurs fois par trois de ses anciens amis, se jette du treizième étage d'un immeuble en juin 1994. Les derniers mots inscrits sur son cahier d'écolier sont " je n'en peux plus de ces brimades. Chaque jour est un enfer".

Le second exemple est celui de « B. », 14 ans, insulté et battu par ses camarades, tandis que ses chaussures disparaissent, que ses manuels scolaires sont retrouvés dans la poubelle, couverts d'injures telles que "Tout le monde te déteste ici, disparais, meurs !". Sa mère alerte le professeur responsable de la classe, sans succès. B., pour avoir mêlé les adultes à cette histoire, voit les persécutions redoubler. Ils sont 15 à s'acharner sur lui. Par une journée de juillet 1994, 6 filles de sa classe tartinent sa table de margarine, et répandent sur sa chaise de la poudre de craie et des punaises. B. rentre chez lui après les cours et se pend dans sa chambre. Inscrit dans l'établissement depuis avril, il a tenu bon quatre mois.
Un autre cas de ijime, toujours en 1994, a été à l'origine d'un débat de société national. Kiyoteru, 13 ans, raconte dans son "testament" les maltraitances dont il était victime, avant de se pendre, le 27 Novembre. Persécuté depuis le CM2, Kiyoteru est victime de racket, ses bourreaux lui enfonçant la tête dans la rivière en guise de menace : "Après cela, c'est regrettable mais j'ai obéi quoi qu'ils me disent." Plus de deux ans de brimades allant crescendo, de la bagarre au statut de porteur de sacs puis de "pourvoyeur de fonds pour les sorties après l'école". Volant de l'argent à ses parents, Kiyoteru, honteux, ne peut en parler à sa famille, mais il note scrupuleusement les sommes dérobées. "Constamment, j'étais leur larbin. En plus, ils m'ont aussi fait des choses dont j'ai trop honte pour parler" : ces "choses" sont révélées par l'enquête qui suit son suicide : se mettre à quatre pattes comme un chien devant le supermarché local ou se masturber devant ses camarades...
Ces victimes poussées au suicide sont hélas des exemples parmi d'autres. Malgré les difficultés à obtenir des chiffres fiables (les écoles et l'administration marginalisant le phénomène), il semble possible de dire que le ijime est une pratique répandue. 70000 élèves étaient concernés en 1996 dont la moitié parmi les collégiens, selon le Ministère de l'Education, ce qui veut dire beaucoup plus... En 1994, 7 suicides, des cas trop visibles pour être dissimulés, sont rattachés au ijime par l'administration. Une cellule de réflexion est créée. Barral préfère se fier à une enquête effectuée auprès de 990 lycéens de terminale, publiée par le groupe de presse Recruit en mars 1995, selon laquelle 53 % des interrogés ont été victimes de ijime durant leur scolarité, 32 % avouent avoir eux-mêmes persécuté l'un des leurs et 77 % déclarent avoir personnellement assisté à une séance de ijime. Barral conclut : "le phénomène est loin d'être circonscrit aux marges de la délinquance juvénile".

Les coupables, en effet, sont parfois des amis de la victime, souvent des élèves bien sous tous rapports. Les bourreaux de Kiyoteru, forcés d'écrire des lettres de regret, avoueront qu'ils l'ont maltraité parce que c'était "amusant". "Au début, j'avais quelques hésitations mais au fur et à mesure qu'on recevait de l'argent je devenais plus assuré" raconte l'un d'eux. Les tortionnaires sont parfois d'anciennes victimes, comme il semble que ce fut le cas pour les bourreaux de Kiyoteru. Coupables et responsables ne comptent pourtant pas dans leurs rangs que des élèves, mais aussi des professeurs et indirectement, l'institution scolaire.

MIYAMOTO rapporte un cas survenu peu de temps après son retour au Japon en 1986. Un élève d'école primaire déjà brimé dut participer à un nouveau jeu inventé par ses camarades, baptisé "jeu de la cérémonie funèbre". L'enfant devait jouer le mort, toute la classe organisant ladite cérémonie. MIYAMOTO explique que "La raison pour laquelle cet incident fit la une des journaux est que le garçon persécuté s'est suicidé et que l'on sut que l'instituteur avait accepté de se joindre à cette macabre mascarade". Convié à une réunion de parents d'élèves revenants de l'étranger, le médecin découvre aussi que "Les professeurs étaient les premiers à s'en prendre aux enfants qui parlaient trop bien l'anglais". Le témoignage de YU Miri, écrivain japonaise d'origine coréenne, éclaire également sur le rôle joué par certains enseignants. Elle décrit dans Le berceau au bord de l'eau (1997) les brimades de ses petites camarades, sous l'½il plus que bienveillant de l'institutrice, qui encourageait le groupe de meneuses à remettre la fillette dans le droit chemin.

L'administration scolaire, au-delà des enseignants, adopte souvent un comportement ambigu vis-à-vis du ijime. Selon le proviseur du collège de B., dont le suicide fut passé sous silence, les brimades subies par l'élève étaient "des querelles d'adolescents, des facéties de potaches, mais en aucun cas l'école ne peut être tenue pour responsable". Le directeur de l'école de Kiyoteru, lui, commence par dénigrer l'adolescent, en affirmant que l'école pensait qu'il appartenait à "cette bande de vauriens", avant d'appeler dans un discours les élèves au silence : "si vous commencez à raconter des choses inutiles, cela risque de provoquer des réactions imprévisibles. Donc je vous conseille de vous taire". Le message est clair. En conférence de presse, il va jusqu'à sous-entendre que le suicide de l'adolescent est imputable à une dispute avec son père. Quel intérêt ont certains professeurs à participer à la stigmatisation d'un élève, et l'administration à se taire ? Et pourquoi les élèves s'en prennent-ils si aisément à l'un des leurs ?

Parmi les raisons expliquant le ijime, figure la guerre au clou qui dépasse. Cité tant par MIYAMOTO que par BARRAL ou YU, le dicton japonais "Il faut taper sur la tête de tout clou qui dépasse" est une des clés de compréhension du phénomène. Ce clou qui dépasse, c'est tout individu qui se distingue. La différence peut prendre toutes les formes : être nouveau (c'était le cas de B. et de MIYAMOTO à son arrivée au Ministère de la Santé), être métis ou d'origine étrangère (ainsi YU Miri), avoir une différence physique quelconque (comme être faible physiquement, à l'exemple de Kiyoteru), avoir des parents divorcés, avoir vécu à l'étranger, ou avoir de trop bons résultats scolaires (A. était brimé par ses amis du fait de ses meilleures notes), ou au contraire être à la traîne du reste de la classe...
Si le ijime n'est pas systématiquement dénoncé, c'est aussi parce qu'il est perçu comme une sorte de rite initiatique d'entrée dans le groupe. BARRAL estime que "Beaucoup d'éducateurs japonais considèrent le phénomène de ijime comme un rite d'initiation adolescent nécessaire à la structuration psychique de l'individu (sic) et refusent de se mêler de ces histoires de mômes ». Selon MIYAMOTO, "Ces méthodes de persécution constituent (...) un moyen de tester le potentiel d'abnégation du "nouveau" et de s'assurer qu'il pourra, lui aussi se joindre au groupe", puisque "C'est au travers des épreuves de ces menues persécutions qu'on se fait accepter par la collectivité". Appartenir à un groupe apporte un sentiment de sécurité bien humain, et c'est sur ce sentiment que le ijime se fonde pour exercer son emprise. Toute menace d'ostracisme est prise au sérieux dans une culture où l'existence de chacun est liée à une collectivité. Réagir ou ne pas réagir ? C'est le dilemme de la victime, mais aussi de la majorité silencieuse, des suiveurs. Une étudiante, cité par BARRAL, se souvient : "Notre victime en CM1 et CM2, c'était une fille dont les résultats étaient légèrement inférieurs au reste de la classe. (...) Moi, cette fille, je ne la détestais pas mais si je lui étais venue en aide, j'avais peur que cela ne devienne mon tour d'être prise en grippe par le groupe. J'avais peur des réactions de la meneuse de la classe, alors je ne suis jamais intervenue."
Du point de vue de l'intérêt du groupe, taper sur le clou est un mal nécessaire pour préserver son homogénéité. Ceci expliquerait en partie la participation, passive ou active, de certains professeurs aux brimades, et le silence des institutions scolaires.

Autre cause de l'existence du ijime à l'école, selon BARRAL, la compétition scolaire acharnée entre les élèves, qui éclairerait là encore sur le rôle des enseignants. Le système scolaire japonais repose sur un égalitarisme de forme et une concurrence de fond, le tout dominé par une discipline redoutable. L'égalitarisme consiste à gommer tout trait extérieur distinctif entre élèves, ce afin d'éviter les clivages sociaux et économiques. L'uniforme obligatoire en est la manifestation la plus évidente : son port renforce aussi le sentiment d'appartenance au groupe. Pourtant, les écoliers japonais n'ont de cesse d'affirmer leur individualité, par exemple en contournant les interdits vestimentaires. La concurrence vient briser ce bel édifice collectif en réveillant l'individualisme. La sélection pure et dure commence à l'approche du lycée, dont l'entrée est soumise à un concours d'entrée. Le regard de chaque écolier est tourné vers un bon lycée, promesse d'une bonne université, donc d'un bon emploi. Aussi dès le collège, seul compte le hensachi, ou "valeur d'inflexion", forme extrême de la compétition scolaire, puisqu'il s'agit du classement national de chaque élève en nombre de points. Le hensachi permet à chacun de se mesurer à ses camarades, assimilés à des rivaux. La toute-puissance du hensachi, d'après BARRAL, explique le comportement de certains élèves, qui n'ont pas de repères "humains" pour se penser par rapport aux autres. D'où une "indifférence pour les qualités humaines" qui apporte un "éclairage nouveau sur un nombre croissant de drames humains, crimes ou suicides, impliquant des jeunes". Les enseignants, eux, sont indirectement tenus pour responsables du hensachi de leurs élèves, d'où l'obligation d'avoir une classe excellente !
Le ijime est donc un problème complexe impliquant des individus, des mentalités et des institutions. Faut-il considérer ce phénomène comme un problème typiquement nippon ? MIYAMOTO apporte une réponse à la fois claire et nuancée : "Le ijime est une action oppressive, et, c'est regrettable à dire, cette pratique honteuse est une caractéristique de la culture japonaise. (...) Je ne prétends pas que le ijime (...) soit une pratique uniquement japonaise. La persécution sévit partout dans le monde (...). Mais c'est surtout chez les adolescents qu'on observe ce genre de pratique. (...) Le ijime chez nous se pratique dans le monde des adultes, et (...) c'est une pratique reconnue par tout le monde. C'est par cela que le ijime japonais est particulier." BARRAL considère également que le ijime à l'école "ne fait que refléter dans le cadre social enfantin les relations qui régissent le monde des adultes au Japon".
Réalité menaçante, le ijime est présent dans la fiction, notamment destinée aux adolescents. Les manga pour adolescents contiennent de beaux exemples de ijime, allant du réalisme cruel au comique anodin. Great Teacher Onizuka, de FUJISAWA Tôru, narre les péripéties d'un professeur ancien voyou qui résout les conflits entre élèves, élèves et parents, élèves et profs... Il recèle quelques séances de brimades gratinées, dont celles subies par le malingre et timide Yoshikawa Noboru ou par la gentille écervelée à forte poitrine Tomoko. Autres exemples, les shôjo manga Peach Girl de UEDA Miwa et Imadoki de WATASE Yuu, font leurs choux gras des différences sujettes à brimades de leurs héroïnes, Momo et Tampopo. L'horrifique Spirale de ITO Junji voit s'accoupler, une fois transformés en hommes limaces, la victime Katayama et son persécuteur Tsumura !

Mais tout le monde n'a pas un prof rebelle pour l'aider à sortir des griffes de ses petits camarades... Que peuvent faire les victimes de ijime ? 75000 collégiens japonais, soit un élève sur 60, refusent tout bonnement d'aller à l'école, recevant alors une dérogation spéciale. Ceux qui ont une passion dévorante deviennent parfois des otaku purs et durs (attention ! tous les otaku ne sont pas des persécutés !). D'autres vont jusqu'à être séduits par les sectes... Et la majorité subit en silence.


Source
http://www.animeland.com/index.php?rub=articles&id=283&page=1
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# Posté le lundi 25 juillet 2005 07:03

Modifié le dimanche 01 janvier 2006 08:34

La vie de Albert Einstein. (culture historique/science)

Texte repris du site: http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/einstein.html

Dans les années 1870, l'Allemagne réalise son unification sous l'égide de la Prusse. D'une simple région où se confrontaient les intérêts des pays européens, l'Allemagne est passée à un Etat puissant et fortement industrialisé. C'est le 14 mars 1879, dans un climat de glorification de la force et de la culture allemande, que naît Albert Einstein. Fils d'une famille juive peu pratiquante, Albert Einstein est un enfant solitaire. Ses professeurs voient en lui un élève lent et moyennement doué. Cette opinion vient du fait qu'il ne porte aucun jugement hâtif et qu'il mûrit longuement chaque réflexion. Au début de l'année 1895, Einstein a 16 ans. Ec½uré par la discipline militaire qui règne au sein des Gymnasium (les lycées) et face à l'hostilité de certains de ses professeurs, il part rejoindre ses parents installés en Italie quelques temps plus tôt après un revers de fortune. Sa décision est confortée par son refus de faire son service militaire. Il décide alors de préparer le concours de l'Ecole polytechnique de Zurich. Il l'obtient à la deuxième tentative, en 1896. Einstein y fait la rencontre de Mileva Maric, étudiante en mathématiques et en physique. Il ne l'épousera qu'en 1902, après la mort de Hermann Einstein qui s'opposait farouchement à ce mariage.


Malgré son diplôme obtenu en 1900 et une première publication sur la capillarité en 1901, son esprit indépendant et son caractère frondeur lui interdisent un poste d'assistant à l'université. Ce n'est qu'en juin 1902, après une période de chômage, qu'il obtient le poste d'expert auprès du Bureau des brevets de Berne. Ce travail lui offre une réelle liberté car il peut réfléchir aux problèmes de physique le soir après sa journée de travail.

En ce début de XXe siècle, la physique traverse une grave crise. Les deux théories qui permettent d'expliquer les phénomènes physiques semblent incompatibles. La mécanique, science du mouvement, repose en effet sur le principe de relativité, énoncé par Galilée. Rien n'est absolument immobile ; tout dépend du référentiel dans lequel on se place. Or, la théorie de l'électromagnétisme élaborée par Maxwell dans les années 1850, avérée par les résultats expérimentaux, décrit la lumière comme une onde se propageant dans l'éther. Mais aucune description physique de l'éther n'a pu être trouvée. Seule certitude, il est d'une immobilité absolue. Ce qui se révèle en totale contradiction avec le principe de relativité. Une autre contradiction jette les physiciens dans le trouble. La matière est constituée d'atomes. Elle est donc discontinue. Or, lorsqu'on chauffe un filament, celui-ci émet de la lumière ; lumière qui est nécessairement continue d'après Maxwell. Comment quelques chose de discontinue peut-il produire un phénomène continue ? Aucun des physiciens de l'époque ne peut apporter de réponse et la physique se trouve dans une impasse.

C'est alors qu'Einstein fait publier deux articles dans Annalen der Physik qui se révèlent révolutionnaires. Le premier paraît en mars 1905. Il décrit comment l'énergie d'un corps chauffé peut se transformer en énergie lumineuse. Cette transformation n'est possible qu'en considérant la lumière constituée de "grains" qu'Einstein appelle "quanta de lumière" (les photons). La lumière n'est alors ni continue ni discontinue, mais les deux à la fois. Einstein ne sait toujours pas dans quelles circonstances la lumière se révèle continue ou discontinue mais son hypothèse n'en demeure pas moins exacte. Le deuxième article paraît deux mois plus tard, en juin. Il se propose de résoudre le problème posé par l'éther, en totale contradiction avec le principe de relativité. Pour Einstein, l'éther n'a pas lieu d'être. La seule donnée qui permet de décrire la lumière est sa vitesse c, constante quelle que soit la vitesse de l'observateur. Il énonce alors sa théorie de la relativité qui unifie les théories de la matière et de la lumière. La matière comme la lumière subissent le principe de relativité et la simultanéité de deux événements devient dépendante de l'observateur. Le temps n'est plus un concept invariant et est lui aussi relatif.

En septembre 1905, Einstein ajoute un post-scriptum à son article et démontre la célèbre formule E=mc², induisant une équivalence entre la matière et l'énergie. Formule qui sera à l'origine du développement de l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles ou militaires. Mais Einstein ne s'arrête pas là. Dès 1907, il commence à réfléchir à sa théorie de la relativité générale qui permettrait d'expliquer le phénomène de la chute des corps. Mais elle nécessite de plus grandes connaissances en mathématiques modernes. Il quitte alors le Bureau des brevets et obtient un poste universitaire d'abord à Berne puis à Prague en 1911. En 1912, il devient professeur à l'Ecole polytechnique de Zurich et y retrouve un ancien camarade, Marcel Grossmann. Il a enfin l'aide qu'il désirait en mathématiques et entreprend la mise au point de sa théorie. Une erreur le conduit à une impasse et il perd trois ans. Mais le tir est rapidement corrigé et la théorie de la relativité est achevée à la fin de l'année 1915. Elle offre une nouvelle interprétation de la chute des corps.

La force d'attraction de Newton est remplacée par une déformation de l'espace autour des corps. Comme une balle déforme une toile tendue en y formant un creux, un corps modifie l'espace autour de lui. Cela explique pourquoi tous les corps, quelle que soit leur masse, tombent avec la même accélération ; ils suivent en fait la ligne de plus grande pente du creux formé dans l'espace. De plus, Einstein énonce le fait que l'espace et le temps ne peuvent exister sans matière. Comment vérifier simplement cette théorie ? Si un corps déforme l'espace autour de lui, alors les rayons d'une étoile située derrière le soleil seront déviés et son image ne sera pas là où elle devrait être. Les observations effectuées lors d'une éclipse par sir Arthur Eddington, astronome britannique, confirment pleinement les calculs d'Einstein. La théorie de la relativité générale est avérée. Les médias s'emparent alors de l'histoire et offrent à Einstein la reconnaissance et la gloire. La science devient aux yeux du monde un symbole de paix et de réconciliation : un Anglais a confirmé la théorie d'un Allemand ! Une illusion qui sera bientôt balayée par les événements.

Mais la nouvelle popularité d'Einstein lui permet de reprendre ses activités politiques et l'aide à promouvoir son idéal de paix. Il défend la cause du peuple juif et milite en faveur de la construction d'une université de haut niveau en Palestine. Une tournée aux Etats-Unis en 1921 lui offre les fonds nécessaires.

Juif, pacifiste et mondialiste, Einstein subit rapidement les foudres des extrémistes national-socialistes. Il revient d'un voyage aux Etats-Unis lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933. Il ne rentre pas à Berlin et rejoint les savants de l'Institute for Advanced Study de Princeton. Il prendra la nationalité américaine en 1940. Son exil ne l'empêche pas de poursuivre ses activités politiques. Il sauve de nombreux chercheurs européens et convainc le président Roosevelt de développer le programme de la bombe nucléaire avant que l'Allemagne n'y parvienne. Il regrettera amèrement son geste et soutiendra, de 1945 à sa mort, en 1955, l'action du Comité d'urgence des savants atomistes qui vise à limiter les ingérences de l'Etat dans la recherche scientifique.

Si Einstein est respecté et écouté, il n'en est pas moins, à la fin de sa vie, en bute avec la jeune génération de physiciens comme Heisenberg, Pauli et surtout Bohr. En effet, Einstein a posé les fondations d'une nouvelle théorie, la théorie quantique, qu'il n'accepte pas. Cette théorie interdit toute représentation réelle des objets physiques élémentaires comme les électrons, les protons, etc. Ils ne peuvent être décrits qu'en termes de probabilité : probabilité qu'ils suivent une certaine trajectoire, qu'ils aient une certaine position, une certaine vitesse. Or Einstein n'adhère pas à cette vision probabiliste de la réalité. Pour lui, " Dieu ne joue pas aux dés ". Il refuse que le résultat d'une expérience ne puisse être unique et prédit avec certitude. Pour lui, la mécanique quantique est sinon inexacte, du moins incomplète. Einstein se révèle en cela le dernier des physiciens classiques.


Sa carrière: (pris sur le site: http://www.asst.ch/PIONNIERS/01.Einstein.FR.html )

Einstein ne fait partie ni de la caste des grand chercheurs scientifiques, ni de celle des reclus dans une tour d'ivoire; libre-penseur, il s'exprimera sans hésitation sur les problèmes contemporains de la société, que ce soit à propos de l'existence de l'Etat d'Israël, de l'Union Soviétique, de la lutte contre le nazisme ou de la fabrication d'armements nucléaires.

Alors qu'il signe, en 1939, une lettre adressée au Président des Etats-Unis Roosevelt demandant que le programme de recherche sur les réactions atomiques en chaîne soit mis en oeuvre, Einstein ne participe pas à l'élaboration de la bombe atomique à Los Alamos (cité secrète des chercheurs américains pendant la deuxième guerre mondiale). En 1945, lorsqu'il devient évident que l'arme nucléaire va être réalisée, il écrit même de nouveau à Roosevelt pour le dissuader de l'employer.

L'année suivante, en mai 1946, il est président du “Comité de vigilance des savants atomistes”. Jusqu'à sa mort, en 1955, il militera contre la prolifération des armes nucléaires.

# Posté le dimanche 07 août 2005 09:29

Modifié le dimanche 07 août 2005 10:00

Raction des scientifiques aprés l'explosion de la bombe H (témoignage)

Copier-colé du site: http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/carrefour/rescol99/bombe-6.html

Les scientifiques

Tous ceux qui participèrent à cette recherche avaient tous un passé bien différent les uns des autres. Ils avaient vécu beaucoup d'expériences chacun de leur côté. Cependant, tout cela ne comptait plus. Ils étaient maintenant des semblables avec des réactions différentes.
À Los Alamos, dans les laboratoires, les chercheurs étaient complètement concentrés; ils ne réfléchissaient guère. Il fallait terminer. Un chercheur déclara, qu'une fois le travail démarré, le mouvement continua de son propre élan. Lors de leurs moments de craintes et de scrupules, les chercheurs se soutenaient en espérant que la grande puissance qui allait naître servirait à arrêter les mauvaises intentions et à imposer aux hommes une bonne conduite. Cela en donnant à l'humanité le cadeau d'une arme qui, entre les mains d'un organisme comme les Nations unies, deviendrait un garant de paix.

Durant les explosions de 1945, autant à Alamogordo, qu'à Hiroshima et Nagasaki, les scientifiques furent impuissants. Voici quelques-unes des leurs réactions:


Bob Wilson, qui s'occupait de la partie expérimentale, se dit que ce jour-là il aurait dû rendre son badge. Ne pas l'avoir fait fut son plus grand regret. À l'explosion d'Hiroshima, il revint du laboratoire en vomissant et chaque fois qu'il y repensa, il fut malade.
Hans Bethe dirigea la partie théorique du "Projet Manhattan". Pour lui, lorsqu'il vit le succès de leur création, il fut d'abord rassuré, mais ensuite ce fut l'horreur. Il se demanda ce qu'il avait fait. Dès ce moment, il prit la décision de s'opposer à la poursuite des essais nucléaires.

En 1945, un groupe de scientifiques se réunirent avec Léo Szilard et rédigèrent le "Rapport Frank". Eux qui connaissaient très bien l'état de la science atomique à ce moment eurent constamment en tête l'image soudaine d'une destruction qui attaquait leur pays, d'un désastre qui ressemblerait à "Pearl Harbor", mais mille fois plus fort et sur chaque grande ville.

À l'explosion expérimentale d'Alamogordo, en 1945, Mme Fermi, la femme d'Enrico Fermi, remarqua et comprit que cette affaire avait pris toute l'énergie de son mari et l'avait épuisé à son maximum, car il avait été incapable de conduire et s'était fait ramener à la maison. Ce qui était très incroyable parce que jamais il ne donnait le volant à un tiers.

Quant à Oppenheimer, il joua un rôle très important dans ce projet. Il avait été choisi comme collaborateur scientifique principal. Pour identifier son désarroi, il fit allusion à quelques passages du Mahabharata. Des paroles lui vinrent en mémoire à un certain moment. "Maintenant, je suis devenu un compagnon de la mort, un destructeur de mondes". À Los Alamos, Oppenheimer dit que chacun des physiciens fut influencé par une pensée semblable à celle-ci: "C'est un événement de la vie de Shiva, le Créateur des mondes, mais aussi le Destructeur universel quand les temps seront révolus". On peut comprendre en lisant ceci que la création de la bombe nucléaire peut mener à la destruction de notre monde.

Après Los Alamos, Oppenheimer a eu cette phrase d'une grande lucidité qui en agaça plusieurs: "Les physiciens ont connu le péché".


Voilà comment les principaux scientifiques concernés vécurent l'expérience qui changea leur vie à tout jamais.
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# Posté le dimanche 07 août 2005 10:22

Hiroshima 54 jours d'enfer: Le journal Docteur Michihiko Hachiya >> Introduction (Historique)

Article écrit par Magéta. (Reprise d'un journal de bord.)

Bonjour O_o. L'article que je désire vous présenter est en relation avec Hiroshima. Il y a 60 ans, cette bombe a fait 60 000 victimes, et j'espère que cet article va vous plaire.
Déjà, j'aimerai prévenir les lecteurs que certains passages sont un peu gores, et je pense que les âmes sensibles devraient s'abstenir. En plus, cet article est très long.
Le texte suivant est tiré du journal du Docteur Michihiko Hachiya qui a vécu 54 jours d'enfer, et que j'ai trouvé dans un Science et Vie du mois d'août 2005. Je trouve ce texte passionnant car il résume beaucoup la mentalité Japonaise (pour le travail par exemple) et le respect total pour leurs Empereur.
Vous qu'en pensez vous ? Qu'auriez vous fait à la place de ce pauvre Docteur ?
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# Posté le dimanche 14 août 2005 12:40

Modifié le dimanche 14 août 2005 13:10